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La citation du jeudi

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Plus tard, alors que le temps se rafraîchira et qu’elle seront rentrées, le cri du râle des genêts traversera ces mêmes champs et survolera le lac en direction du nimbe bleu de la montagne, un cri qui sent la solitude du soir, la soirée esseulée des mères qui disent que ce n’est pas notre faute si nous pleurons, c’est la faute de la nature, qui nous a faites d’abord pleines, puis vides.

Tel est le courroux des mères, tel est le cri des mères, telle est la lamentation des mères, qui n’en finit pas jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière nuance bleuâtre, aux fourmis, au crépuscule et à la poussière des mortels.

Crépuscule irlandais, Edna O’ Brien, trad. Pierre-Emmanuel Dauzat, Sabine Wespieser Éditeur, 2010.

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  1. Elle a une plume magnifique mais… difficile! Je garde un souvenir dur du seul de ses romans que j’ai lu!

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    • Je suis d’accord avec toi. Son écriture est sublime, et il faut s’y accrocher, se concentrer. Ici, il n’est pas question de juste survoler les lignes….

      Réponse
  2. Je ne connais pas cet auteur, mais j’aime beaucoup cet extrait !

    Réponse

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