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Les gens dansent pour ne pas mourir

Publié le

Voici un roman prenant, voici une histoire musicale forte, celle du reggae.

Les gens dansent pour ne pas mourir, titre très évocateur, nous emmène dans la Jamaïque des années 1970. Une Jamaïque gangrénée par la corruption, une Jamaïque avide de changements, une Jamaïque qui s’autorise à rêver au rythme du reggae. Des mots nouveaux sont venus à moi, des sensations, et des rythmes.

Skinny et son grand-père, l’elder, le sage Old Lion, doivent s’installer dans une communauté rasta de Trench Town, le ghetto de Kingston, suite à l’incendie de leur camp par la police. C’est là qu’a débuté, pour la novice que je suis, ma découverte du reggae, « une langue qui part du coeur pour libérer l’esprit », voilà une phrase qui a de quoi me plaire!

À travers le touchant Skinny, j’ai pu voir se dresser le reggae via l’histoire, celle avec un grand « H ». Car le reggae est le fruit de bien plus qu’une inspiration de génie. Les mouvements musicaux s’inscrivent dans un contexte historique et social, et participent à la construction d’une identité, à son expression. Ceci est flagrant avec le reggae. Entre les chapitres résonnent les coups d’un tambour mythique qui cadence les chapitres composant le roman. L’ instrument, en racontant l’histoire de son peuple, exalte une force sans commune mesure.

C’est avec délice que je me suis plongée au sein de la communauté rasta, que j’ai découvert sa philosophie, sa force et sa ferveur religieuse envers Jah et son admiration pour le Roi Hailé Sélassié, dernier empereur d’Éthiopie. Les gens dansent pour ne pas mourir foisonne d’informations historiques et surtout de découvertes. D’ailleurs, la roman se termine avec un petit dossier très intéressant: discographie, histoire, références musicales, chronologie, etc, sont venus amplifier ma soif de curiosité, ma soif d’écouter du reggae et de continuer à le découvrir.

Un beau moment de lecture écrit à quatre mains, celles de Laurence Shaack et de Goulven Hamel.

C’est au son de Fisherman de The Congo’s, que « je et je » pense à cette phrase de Bob Marley, « Être rasta, ce n’est pas une religion, c’est une réalité ». Reggae quand tu nous tiens…


Les gens dansent pour ne pas mourir, Laurence Shaack et de Goulven Hamel, édition Nathan, coll. Backstage, 2010.

Ce roman est le troisième de la collection Backstage, un collection découverte grâce à Samia des éditions Nathan, me reste à lire les deux autres! ( Je chanterai sur Terre et en enfer, et Je hais l’amour véritable, également écrits par Laurence Shaack et Goulven Hamel).

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