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Le pffmwbof

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Il arrive souvent qu’une lecture ne marque pas particulièrement, qu’elle ne soit ni bonne, ni mauvaise, ni exceptionnelle, ni excécrable. Elle est juste bof. Mes lectures « bof » sont souvent précédées d’un borborygme tel que « pff » ou « mouais ». Je ferai ainsi régulièrement l’étalage de ces lectures qui me laissent un arrière goût de borborygme dans la bouche: les lectures pffmwbof.

La première a s’extraire de mes bajoues est le très attendu Damnés, de Lauren Kate. Lors de la rentrée littéraire des éditions Bayard, la présentation de Damnés a donné lieu à une comparaison avec la série Twilight et tout ce qui l’entoure: romantisme, combat de coqs, enfin, rivalité masculine, fantastique, etc. Donc, oui, on retrouve de tout cela dans Damnés. La différence? L’écriture, l’atmosphère et les personnages.

Je n’ai lu que Fascination, j’ai été incapable de faire plus d’une cinquantaine de pages de Tentation et au bout de ma quatrième tentative, j’ai abandonné, tant je n’en pouvais plus de la mauvaise traduction, la linéarité de la narration et du « marmoréen » mis à toutes les sauces.

Qu’en est-il de Damnés alors? La première chose qui m’a incité à poursuivre ma lecture est l’atmosphère étrange et légèrement oppressante crée par Lauren Kate.

Sword and Cross est un centre d’éducation surveillé dans lequel sont admis des jeunes « à problèmes ». Cet endroit est tout simplement sinistre et glauque, et les élèves sont surveillés par de nombreuses caméras.. Lorsque Luce y fait son entrée l’adaptation est difficile d’autant plus que la jeune fille est déstabilisée par des ombres qui ne cessent de la suivre depuis son enfance. Un petit rayon de soleil dans tout ça? La lumière vient du beau Daniel que Luce a déjà l’impression de connaître. Petit rideau de pluie: Daniel évite Luce et semble la détester, le jeune homme devient donc une obsession pour la jeune fille. Ajoutez à cela un autre prétendant ténébreux et terriblement séduisant, Cam. Le propos paraît banal au premier abord mais la narration de Lauren Kate relève le défi en nous donnant un lire un roman à l’atmosphère savoureuse, au début.

Voilà ce que je retiens de ce roman: son atmosphère. Alors que l’intrigue débutait sur des chapeaux de roue, je me suis vite ennuyée tant les éléments perturbateurs du roman se font attendre. Atmosphère, atmosphère, mais pas trop. Je me suis accrochée tout de même, puis j’ai sauté des lignes ici et là, et vers la fin, petite flexion des doigts-jambes pour passer au-dessus de quelques pages. L’intrigue devient pleinement intéressante vers la fin avec beaucoup de questions et de semi-réponses.

Les personnages secondaires sont très bien campés et caractérisés, notamment Arriane, complètement déjantée, et Penn, très touchante. Mais lorsque les anges ont commencé à pointer le bout de leurs ailes j’ai décroché, soupiré, hmpfé. Je n’aime pas les histoires avec les anges. Je savais qu’il y en aurait dans Damnés, j’ai essayé. Le début était intéressant, mais plus l’histoire s’étirait et plus l’atmosphère « angélique » s’annonçait, plus cela m’était rédhibitoire. Anges, anges déchus, et leurs consorts me laissent de marbre.

Impossible pour moi d’accrocher à de telles histoires, je suis d’ailleurs passée totalement à côté de Hush, Hush ( Becca Fitzpatrick, MSK, 2010).

Dommage, car j’aime être envoûtée par une atmosphère, et ici, le tiraillement de Luce entre Daniel et Cam était tout ce qu’il y a de pleinement et agréablement midinette!

J’avoue tout de même que lorsque la suite sortira, j’essaierai de m’y plonger, histoire d’avoir quelques réponses, je sauterai des pages et pousserai deux ou trois pffmwbof.

Clarabel a aimé, de même que Hérisson, Hécléa. Je vous invite à les lire!

Damnés, Lauren Kate, traduction de Élisabeth Luc, Bayard jeunesse, 2010.

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  1. Bonjour à toi,

    En lisant tes chroniques, jamais je ne dirai « pffmwbof » …
    Je te lis et je souris …
    Merci !
    Amicalement!

    Réponse
  2. Oh mon Dieu, j’ai l’impression de trouver mon âme soeur.
    J’en ai tellement lu des trucs ppfffmmbof. Et je crois que je commence à détester les anges autant que les vampires,  » Hush, hush » étant l’un des pires (et j’ai vraiment essayé de le lire et je te jure, en anglais, c’est pas mieux) et Twilight le King des Kings.
    Ton analyse m’a fait trop rire. Mais va falloir que tu m’expliques la définition de « marmoréen ». ;P

    Réponse
    • Marmoréen, ah lala on en trouve à la pelle dans les Twilight!! Marmoréen c’est un adjectif utilisé pour signifier l’aspect d’ Édouard: il a l’apparence du marbre. Marboréen vient de marbre.
      Et ce terme est beaucoup, beaucoup utilisé dans le premier tome!

      Réponse

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