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Chercher l’air dans Rose Déluge

Publié le

Ce qui frappe tout d’abord dans Rose Déluge, c’est la dimension lyrique : un vrai flot qui coule tel un fleuve et nous submerge. Il en ressort un rythme presque hallucinatoire où deux destins vont s’entrecroiser, celui de Sambo qui transporte les cendres de sa tante Rose, et celui de Louise, à la recherche d’elle-même, d’une elle–même qu’elle souhaite ailleurs que dans sa ville de Hull. Entre les voix de Sambo, de Louise et les souvenirs louisiannais fabriqués de Rose, le voyage débute, mais n’aura pas duré longtemps pour moi, car j’ai refermé ce livre après quelques chapitres. Ce flot lyrique se fait déjà trop lancinant, trop redondant, les différentes voix n’ont pas une tonalité qui leur est propre. Toutes se ressemblent. Des flots de mots où les personnages n’arrivent pas à surnager. Dommage car le cadre et la trame promettaient tout un voyage, et, surtout, promettaient des personnages dont on ne demandait qu’à entendre la voix.

Rose déluge, Edem Awuley, Boréal, 2011, 216 p.

Critique réalisée dans le cadre de l’opération masse critique de Babelio.

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  1. Son roman « Les pieds sales » m’a tellement, tellement bouleversée. J’y pense encore souvent. Je vais tenter de mettre la main sur « Rose déluge »…

    Réponse
  2. Je n’ai jamais très bien compris pourquoi les éditeurs québécois avaient tant de mal à pénétrer le marché français. Protectionnisme ? Il est vrai que ce n’est même pas toujours évident pour certains éditeurs belges ou suisses…

    Réponse
    • Moi non plus. Un manque d’intérêt, un peu de chauvinisme, un marché déjà bien bien rempli? Je ne sais pas.
      Mais cela commence à percer tout doucement. Aurélie Laflamme, des livres des éditions Michel Quintin, le magnifique roman Ma vie ne sait pas nager publié par Alice éditions, quelques albums des 400 coups, etc. Difficile pour les éditeurs québécois de se diffuser là-bas, une question de coût aussi. Après reste les achats de droit. Ça avance mais tout doucement. Faudrait juste qu’on ne commence pas à vous envoyer trop de « cochonneries » , quoique ça pourrait nous en faire moins ici 😉

      Réponse

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