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Entre les rires, les silences et la poésie, il y a des romans d’amour

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Tiens, une petite avant-première sur une thématique que je suis en train de travailler pour Educathèque: l’amour. Le pissenlit parle de l’amour en janvier, et en février il sera à contre-courant à l’occasion de la Saint-valentin…

Un premier amour, ça fait souvent sourire les adultes et rires les enfants. Mais un premier amour, surtout un amour d’enfant, c’est toujours important. Dominic découvre qu’il a changé, et pas qu’un peu. Mais que se passe-t-il ? Il se pose beaucoup de questions. Par exemple, quelle est la différence entre une amie et une petite amie ?Grande question, grande angoisse surtout, car comment dire les choses lorsqu’on est amoureux, comment embrasser vraiment (après s’être entraîné sur un miroir) ?  Les maladresses des Dominic sont autant de sourires que d’émotions. Avec l’humour qui le caractérise et une grande délicatesse, Alain M.Bergeron parle de l’amour avec des mots chantants, touchants et hilarants. Car les amours d’enfance sont de vrais amours aussi.

Je t’écris, j’écris est un roman en deux parties : la première est épistolaire et la seconde un journal intime. C’est l’été et les vacances. Pendant presque un mois, une petite fille va écrire tous les jours, ou presque, à son amoureux. Mais lui n’écrit pas. Déception et chagrin d’amour. La fillette décide de ne plus écrire.Dans la seconde partie, le lecteur entre dans le journal intime de la petite fille qui parle de sa déception et de sa colère, mais aussi de ses vacances et des petits riens qui la parsèment. Des petits riens faits de sourire, de découvertes : la chatte des voisins, les sorties avec les voisins et un jeune garçon. Le ton est très doux, et avec des tournures propres à l’enfance, il évoque la puissance des sentiments, l’incertitude, la vie et la mort, et l’enfance que l’on quitte. À la fin des vacances, lors d’un appel à son amour déçu, cette petite fille découvrira que ne pas écrire l’amour ne signifie pas la fin de l’amour, l’amour peut être présent dans la tête des milliers de fois. Un roman fait de silences et d’amour. Beaucoup d’amour. Et de vie.

La passion de Gaspard, c’est les haïkus, des poèmes japonais. Inhabituel, dérangeant un peu pour les autres enfants du centre aéré où il va. Ces haïkus sont le seul souffle qui anime Gaspard depuis la mort de son petit frère. Peu à peu, sa passion va s’infiltrer auprès des autres enfants, et Gaspard va leur devenir indispensable, ou plutôt c’est la poésie qui va l’être. Ici, la poésie ose dire, elle se déclame pour dire le chagrin, la vie, la mort, et l’amour. Lorsque l’amour arrive, la vie reprend le dessus doucement. La vie est un haïku, et l’amour aussi.

Ma petite amie, Alain M. Bergeron, ill. de Sampar, Soulières, coll. «Ma petite vache a mal aux pattes», 2010, 64 p.

Je t’écris, j’écris, Geva Caban, illustré par Zina Modiano, Gallimard jeunesse, coll.«Folio cadet», 2007, 84 p.

Ma vie en dix-sept pieds, Dominique Mainard, Ecole des loisir, coll. «Neuf», 2008, 117 p.

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  1. Belle idée d’écrire sur l’amour en janvier. J’aime les gens à contre-courant!!!

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