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Archives de Catégorie: Uncategorized

Migration….

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Sous un pissenlit change…. Il a maintenant son nom de domaine! Dorénavant, vous me trouverez là-bas: http://sousunpissenlit.ca/

Je suis en train de procéder à des ajustements sur le site, je repense également la structure du blogue: peut-être archiver les anciens articles, moins de catégories, plus/moins d’analyses, bref, je cogite… Pour moi, l’hiver c’est comme le printemps: ça bourgeonne!

Autre projet: une bannière réalisée par un/une illustrateur/trice!

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Mario Ramos (1958-2012)

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«Un bon livre c’est d’abord une bonne histoire.
Le texte et les dessins sont intimement liés, les deux racontent l’histoire. Sans oublier l’humour ( la politesse du désespoir ).
Je recherche la simplicité (qui demande parfois beaucoup de travail).
L’album pour enfants parle aussi aux adultes, d’où l’importance des différents niveaux de lecture. De toute façon, un enfant comprend toujours beaucoup plus que ce qu’on croit.»

C'est moi le plus fort

 

http://www.marioramos.be/index.php?c=b&lg=f

Un sacré Père Noël

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Sur ma fiche d’identité de lectrice, il y a longtemps eu un grand X rouge face aux livres de Noël.

Les livres de Noël et moi n’avons pas toujours fait bon ménage (et nous nous accrochons encore un peu parfois). Peu me plaisent. À quoi est-ce dû? Une écoeurantite face à la surmultiplication des livres sur ce thème? Peut-être aussi parce que je trouve que peu sortent du lot, je les trouve souvent mièvres, convenus, loin de cette “magie de Noël” que tout le monde recherche.

Mais, depuis deux/trois ans notre relation s’est plutôt bien améliorée et je guette dorénavant les livres de Noël en librairie. J’attends le coup au coeur, j’attends le coup de foudre. Ils ne sont pas nombreux mais….

Cette année, quelle surprise de revoir un « sacré » classique datant de 1973 réédité.

Il a tout pour me plaire car il présente un Père Noël bougon. C’est le monde à l’envers ! C’est surtout très drôle, d’autant plus qu’un Père Noël bougon ça me parle… Surtout un Père Noël qui peste contre la neige, traite ses rennes d’idiots, n’a pas envie de travailler et qui apprécie une bonne gorgée de vin ou de cognac! (on le voit aussi sur les toilettes!) Vous l’aurez compris, rien de tel qu’un Père Noël un peu irrévérencieux pour me séduire.

Bande dessinée avec peu de texte, Sacré Père Noël, de Raymond Briggs est un album que l’on contemple en riant, en souriant et qui installe aussi un silence rêveur. Ses traits expressifs et ses images enveloppantes laissent un sourire aux lèvres pour longtemps. De cases en cases, nous suivons donc le Père Noël lors de la nuit du 24 décembre, et quelle nuit! C’est tout un travail de parcourir le monde par monts et par vaux, de braver la neige, la pluie et le brouillard pour distribuer les cadeaux (même à la reine d’Angleterre!). Le travail du Père Noël est loin d’être idyllique, il est même harassant.

Raymond Briggs présente un père Noël qui ronchonne, qui râle, qui bougonne et qui sacre… à sa façon: «Déjà ce sacré Noël!», «Sacrée neige!», «sacrée maudite neige!» (oui, il déteste vrrraiment la neige…), «sacrées cheminées!» et parfois il sacre tellement que Raymond Briggs épargne nos chastes oreilles. Ce père noël est, tout en étant délicieusement irrévérencieux, très traditionnel: grande barbe blanche, bedonnant, costume rouge, bouille sympathique. Ce mélange « tradition-irrévérence » en fait un personnage encore plus attachant. Il ressort de cet album un aspect « ordinaire » du père noël, un homme avec ses défauts et ses qualités que les bulles et les illustrations transmettent à merveille. Imaginez un Père Noël très bougon mais qui n’oublie pas de caresser Chat et Chien avant de partir en tournée et qui leur offre des cadeaux de noël…. Cette image dit tout, non?

Sacré Père Noël magnifie Noël avec ce personnage bougon mais ô combien sympathique. Il le magnifie car ce Père Noël c’est un peu vous, moi, c’est un peu nous.

Sacré Père Noël, Raymond Briggs, Grasset jeunesse, 2012, nouvelle édition

Nouveau. J’inaugure mon affiliation avec Rue des libraires avec Sacré Père Noël. Qu’est-ce que cette affiliation? Et bien, si vous achetez un des livres proposés sur ce blogue via Ruedeslibraires.com, vous encouragez un libraire indépendant et je reçois un pourcentage sur les ventes générées par les liens affichés sur ce blogue. J’ai décidé de reverser ce pourcentage a une association dédiée à la promotion de la lecture et de la littérature jeunesse, soit La Fondation pour l’alphabétisation ou la Campagne pour la lecture. J’aimerais leur verser alternativement l’argent. Cela risque de prendre du temps car je ne publie pas frénétiquement et je ne m’attends pas non plus à générer des « milliards de dollars », mais cela me tient à coeur.

Pour acheter, Sacré Père Noël, c’est ici

Sous peu, chacun des livres critiqués ici sera accompagné d’un lien vers Ruedeslibraires.com

Raconter une histoire…

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    Raconter une histoire, ce que faisaient nos ancêtres rassemblés autour des feux, la nuit, c’est la plus ancienne forme de fiction, celle qui est à la source de toute la littérature. Malgré toutes nos sophistications réelles ou supposées, il y a toujours en nous une curiosité et une faculté d’émerveillement enfantines devant les histoires. Contes de fées, romans d’amour, récits d’espionnage… ou faits divers, chacun peut trouver son propre type d’histoire, et chacun le trouve, parce qu’il en a besoin.

Pourquoi? Parce que le monde peut être une prison et que, comme l’a dit justement un célèbre conteur d’histoires merveilleuses, on a bien le droit d’essayer d’échapper à sa prison. Non pas, paradoxalement, pour nier le monde, mais pour mieux y revenir après être allé reprendre des forces au pays des rêves. Les rêves ne sont pas forcément le contraire de la réalité: ils sont peut-être plutôt ce qui nous encourage à la transformer…

Mais ce n’est pas la seule raison de notre fascination pour les histoires, et pour ceux qui les racontent. C’est aussi que raconter une histoire est la forme la plus ancienne du jeu de la communication. Quelqu’un, dans le noir ou à la lumière du jour, raconte quelque chose à quelqu’un d’autre: c’est une relation interpersonnelle, un partage, un échange.

Elisabeth Vonarburg, Comment écrire des histoires. Guide de l’explorateur. Éditions La lignée, 1986

 

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